May 30, 2009

The Fine Line

Quand on a la poisse...

Magnifique mail de l'ENS jeudi soir, afin de nous prévenir qu'en raison d'une "erreur humaine", certaines copies avaient été perdues. Dans un grand élan-zet-souci d'équité, nous repasserons donc l'épreuve de géographie samedi prochain.

Et moi, naïve, qui pensais que le week-end de Pentecôte allait être long et non-studieux.

La phase d'hystérie est finie, quand même. Après les larmes de dépit, de frustration, il y a le silence radio résigné de l'esprit, du coeur. Une impression nébuleuse que tout ceci est un mauvais cauchemar.

A part cela, les roses fleurissent, un peu de baume au coeur. Les iris promettaient aussi d'être beaux, mais la tempête d'il y a quelques jours les a fauchés. Je mange des macarons, je lis Le Clézio, des récits de voyage en Grèce et autres pays intensément lumineux. J'écris, aussi. La vie semble se ralentir. Et le ciel est bleu, bleu.

Mais aucun bleu ne pourrait être aussi intense que celui du ciel de Saragosse, sous un soleil de début d'août. Ce sont des souvenirs pareils qui gardent en vie, finalement, qui maintiennent le pouls dans sa torpeur.

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