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Jun 1, 2009

Flowers


Ceci pour May - avec un peu beaucoup de retard et mille excuses.


Pas de très bonne qualité, les images, mais bon, les téléphones portables et la technologie en général ne sont pas souvent mes amis.



Sinon, les roses n'arrêtent pas de fleurir cette année. Et il reste quelques iris, même après la tempête. Les odeurs de viande grillée le soir; la chaleur de l'après-midi... Le Sud me manque, avec tout ce ciel bleu.

Feb 27, 2009

[Half] The Perfect World


Un peu de peine en haillons autour du coeur car il va falloir partir...



(Mais qu'est-ce que les montagnes sont belles...
On respire ici. Le printemps est déjà ici, avec son lot de parfums, de soleil.
Et demain, de nouveau voyage vers [l'étouffement].)




Feb 24, 2009

Le temps d'un après-midi



Il faisait sombre aujourd'hui.
Mais les nuages sont beaux en montagne.

Nov 26, 2008

theaters


la neige se veut tenace - s'agripant aux recoins sombres du jardin.

mais en vain - le jardin est revenu à sa couleur d'un gris-vert sale. ses imperfections qui avaient été dissimulées par la neige résurgissent à présent, cicatrices séchées. et les roses se sont brisées comme du verre.

il y a encore le problème de ta voix, de ton odeur. je ne sais toujours pas quoi en faire - les mettre dehors avec le reste, ou les laisser quelque part sur l'étagère, entre les matinales et débarcadères.

les bijoux qu'on laisse sur la commode, nina ricci, le sable de monterey (ta voix, ta voix) et puis les musiques qui s'entrechoquent, un tintement distrait: gershwin, satie, brubeck, et puis arrangement pour piano 4 mains de rachmaninov de la belle au bois dormant de tchaïkovski. j'ai eu envie de regarder les aristochats.

les goûters ces temps-ci: chocolat chaud, pâte d'amande, mandarine. je fais dans la miniature, voire le minimalisme, une orfèvrevrie du temps en somme. commencer une calligraphie des corps. (even if that body takes up too much space - that awful, clumsy body.)

"Anyone who has ever seen anything happen on a stage – anything – knows that a theater is so full of magic that after years and years of opening nights there must be magic enough to last forever in its walls."

(Clin d'oeil to my Hopper friend. Cynthia Rylant, The Van Gogh Café)

Nov 23, 2008

.


[Snow roses. Startling points of color in the black & white hushed landscape.]

Nov 22, 2008

esprit nei-gisant.


pendant toute la journée, par intermittences: la neige.

on lève la tête du thème d'anglais (nana, zola) à 9h36 et: la neige.

en gros flocons mouillés, qui fondent immédiatement.

les mandarines juteuses, dont l'intensité du parfum est inversement proportionnel à la taille. prendre les plus petites, celles dont l'arôme est juste ce qu'il faut de sucré, celles qui ont le plus de saveur, des soleils en miniature. à déguster avec un carré de 1848 (non, pas la 1ère date du programme d'histoire de lyon) aux éclats de noix de pécan grillés.

à 17h12 sur la place d'armes, les flocons étaient violets avec les lumières des décorations.

les décorations au centre commercial, le jazz et les chansons de noël, le grand manteau gris, les lumières la nuit sur la place, le monde, et toutes les choses qu'on rêve de faire, mais qu'on ne peut pas faire, parce qu'on fait du shopping avec les parents [chocolat chaud, boutiques de déco, achat de livres et de cartes postales-marque page, bottes], l'espoir insensé de l'apercevoir dans la foule, entre deux flocons.

mais rien, toujours rien. juste la neige, qui fait du bien, qui apaise.

[I want you, you, you / I want you to look at me / in the eyes / and dance / with me - always.]

Nov 5, 2008

It's All About Paris

le sentiment vague de nausée du départ / le sac cramoisi / le parfum de Camberley Lane / la brume / un vague disque de laiton / Ile de France / la brisure nette des arbres jaunes sur le ciel bleu / TSF jazz 89.9 / ‘Go down, Moses’ / la confrontation entre la carte et Micheline / Kentucky Fried Chicken / friture et pots d’échappement / ‘no way we’re eating there’ / Porte Montreuil / le marché / la chambre-cabine de bateau à déco japonaise / carré de chocolat à la Grande Porte / café du Rendez-vous à Denfer-Rochereau / match de football devant les Jardins du Luxembourg / le fumeur de pipe / les voiliers blancs / Bastet et Foucault / ‘ils ne pouvaient pas se voir, on les a donc mis en face’ / Max / coucher de soleil sur la Tour Eiffel depuis le Panthéon / la lune en dernier croissant sur la mairie du Vème / ‘j’ai faim’ ou le refrain du frère / librairie Dubois / moleskines et calligraphies / les chocolats chauds d’Amorino / le professeur à lunettes avec le sachet de livres de chez Gibert qui mange seul à la pizzeria / les baies vitrées du restaurant / le reflet dans la rue / l’homme ivre et le nez en sang / les mouettes sur la Seine la nuit / les nappes de nuages / le guitariste sur le parvis de Notre Dame / les tickets de métro écornés / le beau gosse du métro / l’odeur des nachos dans le couloir de l’hôtel / les rideaux cassés / lever de soleil sur l’Arc / ‘My baby just cares for me’ / la lueur orange des lampions / Nina Ricci avenue Montaigne / Alexandre III / la crêpe Nutella / soit Manet ne sait pas dessiner les espagnoles, soit les espagnoles sont moches / ‘En fait, Angelina, c’est un peu la grand-mère de M. Lacquement.’ / Nusch-toute-blanche, Nusch-de craie, Nusch-de-cristal / les chassés-loupés-croisés-manqués avec Elle / le jus d’orange pressé / ‘I’m gonna be on the next plane home’ / l’avion sur les pistes / les oiseaux sur les champs / la pluie.


Oct 28, 2008

I want to be a part of it... [Un jour, j'irai à New York avec toi]

Si je vous disais que New York, c’est bien plus qu’un rêve, c’est comme un amour dont on conserverait le souvenir dans de vieux albums fanés, comme une mèche de cheveux dans un pendentif ancien, comme un parfum qu’on garde au creux des poignets…

Cela va faire un an et des poussières de mois que j’y suis allée pour la première fois – le souvenir en est encore intact, à vif, bourdonnant de vie, comme une guitare qui ne demande qu’à être jouée. Vous comprendrez assez vite que je suis tombée amoureuse de la ville. NYC, ça intoxique.

Après une semaine dans la « ville qui ne dort jamais », vous devenez irrémédiablement addicted. Et après... NYC continue à hanter toutes les villes qu'on peut traverser. Les taxis, comme une plainte lancinante; les odeurs mêlées de goudron et de nourriture; le tourbillon des couleurs; et Broadway, toujours, toujours Broadway...
Mon rêve? Passer une année complète à New York... pour l'été (NY Juillet), pour l'automne (Octobre à New York), pour l'hiver et la saison des fêtes (Noël sur Times Squaaare, et de nouveau un mocha sur Broadway pleaaase...)







Oct 18, 2008

Post-scriptum


Aujourd'hui: les premiers Ferrero Rocher de la saison.

5h de DS sur Gargantua. La boîte en fer pour les sachets de thé Beatrix Potter. Les dernières notes de Gate 22.
Je pourrais vous dire que j'ai été boire en ville un mocha brûlant, qu'il a neigé à peine mais juste assez pour donner une apparence de légèreté aux gratte-ciel.
De toute façon, comme le dit Fellini: For me, the things that are most real are the ones that I invented.